Ayurvedagantha

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HYPOTHYROÏDIE

UN ARTICLE TRES INTERESSANT DE CRISTOPHE BERNARD:

(Naturellement ceci ne remplace pas l'avis d'un médecin et tout remède doit être adapté en fonction de la personne.

Consultez votre naturopathe ou thérapeute ayurvédique.)

 

L’Hypothyroïdie

 

Fatigue chronique, prise de poids, hypercholestérolémie, sensibilité au froid, constipation, peau de mauvaise qualité, perte de cheveux, dépression. Si vous souffrez d’hypothyroïdie, vous connaissez bien ces symptômes.


 

Vous prenez peut-être du levothyrox depuis des années. Et malgré cela, votre thyroïde fait le yoyo. Parfois hypoactive, et parfois hyperactive. C’est malheureusement le sort de nombreuses femmes souffrant de cette condition.


Le but de cet article est de faire le tour des outils naturels pour stimuler la thyroïde afin qu’elle fonctionne mieux, d’une manière plus stable.


Je travaille souvent avec cette condition, et je serai le premier à reconnaitre ceci : résoudre le problème demande beaucoup de patience. Mais nous ne sommes pas sans outils, et le but est de ne pas laisser tomber tant que nous n’avons pas épuisé toutes les alternatives.


Rôle de la thyroïde

 

Comme expliqué dans l’article sur l’hyperthyroïdie, la thyroïde est un organe localisé dans le cou, juste en dessous de la pomme d’adam. Cette glande contient de la thyroglobuline (TG), qui est transformée en thyroxine (T4) en majorité, et en triiodothyronine (T3) en plus petite quantité. La thyroïde a besoin d’iode et de l’acide aminé L-tyrosine pour fabriquer la T4 et la T3.

 

Ces deux hormones, et principalement la T3, sont utilisées par toutes nos cellules pour réguler leur métabolisme, c’est-à-dire régir la conversion de nutriments et d’oxygène en énergie. La T3 est la forme active. Elle est produite à partir de la T4. La conversion se fait par une enzyme qui a besoin de sélénium pour fonctionner.

 

Une autre enzyme convertit la T4 en une forme de T3 inactive qui s’appelle triiodothyronine inverse (rT3). La rT3 se verrouille sur les récepteurs cellulaires de la T3 afin de bloquer son activité. La rT3 s’oppose donc à l’action de la T3.

 

La production de T4 et T3 est régulée par l’hypothalamus et l’hypophyse. L’hypothalamus exerce son action en surveillant le niveau des hormones thyroïdiennes en circulation. Lorsque les niveaux sont trop bas, l’hypothalamus (au travers de l’hypophyse) relâche une hormone appelée TSH (thyréostimuline). La TSH stimule la thyroïde à produire la T4 et la T3.

 

Voici un point très important pour la suite : la plus grosse partie de la T3 n’est pas sécrétée par la thyroïde mais convertie depuis la T4 par les tissus et organes périphériques. Ceci est important dans le contexte d’Hashimoto. Nous en reparlerons plus bas.

 

Un taux de TSH élevé signifie donc que l’hypothalamus est en train de dire à la thyroïde « tu ne travailles pas assez fort », une situation d’hypothyroïdie.


Les tests

 

TSH, T3, T4, rT3

 

Dans une première étape, on a probablement testé votre niveau de TSH sanguin. Un niveau de TSH élevé est souvent un indice qui motivera votre docteur à faire mesurer vos taux de T4-libres et T3-libres.

 

Les niveaux de T4-libres et T3-libres sont en dessous de la normale dans les cas d’hypothyroïdie clinique. Mais dans les cas subcliniques (ou silencieuse), la TSH sera élevée mais les niveaux de T3-L et T4-L seront normaux. Et pourtant, la personne ressentira bel et bien les symptômes d’hypothyroïdie.

 

Dans ces cas de T4/T3 normaux, il peut y avoir une production excessive de rT3, hormone inactive qui interfère avec l’action de la T3 dans le corps. On notera que le stress et l’exercice intense jouent un rôle en supprimant la production de TSH et de la T3 et en augmentant la production de rT3.

 

Afin de tester le caractère autoimmune de votre hypothyroïdie (Hashimoto), votre docteur mesurera probablement vos anticorps antithyroglubuline (anti-TG) et vos anticorps anti-thyroperoxidase (anti-TPO).

 

Température basale

 

La température basale est prise lorsque le corps est au repos complet, immédiatement après le réveil et avant de commencer toute activité. La température basale normale varie entre 36,4°C et 36,8°C.

 

Une manière alternative de voir si il pourrait y avoir hypothyroïdie est de mesurer votre température basale pendant 5 jours consécutifs. Si la température est au dessous des 36,4°C pendant ces 5 jours, il est temps de confirmer (ou d’infirmer) avec votre docteur votre situation au travers de tests plus précis.


Hashimoto – autoimmunité

 

Une étude(1) montre que 90% des cas d’hypothyroïdie sont de nature autoimmune. Le corps produit donc des anticorps visant nos propres tissus thyroïdiens. Ceci provoque une attaque et une destruction lente de la thyroïde, causant donc un déclin de la production des hormones thyroïdiennes.

 

La forme la plus commune d’hypothyroïdie autoimmune est la thyroïdite d’Hashimoto. Un taux élevé d’anticorps anti-thyroperoxydase (anticorps anti-TPO) confirme en général le caractère autoimmune de la maladie.

 

En naturopathie, ce caractère autoimmune doit être adressé en priorité. En effet, certaines mesures suggérées plus bas supposent que la thyroïde fonctionne mal. Or, dans le cas d’Hashimoto, le problème n’est pas que la thyroïde n’arrive pas à fabriquer ou convertir les hormones, le problème est que notre système immunitaire détruit petit à petit la thyroïde.

 

J’insiste sur ce point, car il faut bien le comprendre. Vous avez une équipe de construction (votre thyroïde, qui construit les hormones thyroïdiennes). Dans le cas d’Hashimoto, cette équipe se fait décimer par son environnement. Chaque jours, de moins en moins de maçons travaillent sur la bâtisse. Certes on peut leur donner plus de ciment et de briques (iode, l-tyrosine, sélénium, etc) – pendant un moment ils travailleront probablement un peu plus fort. Mais au prix de l’épuisement complet au long terme.

 

Pour Hashimoto, la meilleure stratégie repose donc sur la modulation du système immunitaire. Les plantes modulatrices (et non excitantes) du système immunitaire seront utilisées. L’échinacée est contrindiquée. Les champignons médicinaux (shitake/maïtake/reïshi) sont souvent utilisés, ainsi que les plantes comme l’astragale de chine (Astragalus membranaceus) et les compléments alimentaires comme la vitamine D. Le lien avec les intolérances alimentaires (voir plus bas chapitre « gluten connexion ») sera examiné.

 

Certaines mesures exposées plus bas seront aussi utiles, en particulier les compléments et plantes favorisant une meilleure conversion de T4 en T3, conversion effectuée en majorité non pas dans la thyroïde mais dans les tissus et organes périphériques.


Réduire le stress

 


Toute maladie autoimmune est aggravée par le stress, qu’il soit aigu ou chronique. Le système immunitaire est grandement affecté par l’adrénaline et le cortisol, les deux hormones de stress.

 

Que nous parlions de polyarthrite rhumatoïde, de maladie de Crohn, de Lupus ou d’Hashimoto – toute période stressante de votre vie va rendre votre condition plus pénible, vos douleurs plus notables, vos symptômes plus omniprésents.

 

Un programme de réduction de stress, incluant de divers outils selon la personne (plantes, activités physiques, relaxation/méditation, hypnose, etc) est une partie essentielle du protocole anti-hypothyroïdie.


Hypothyroïdie – Approches naturelles

 

Si vous ne prenez pas de médicaments aujourd’hui, les plantes et compléments mentionnés ci-dessous pourront vous aider.

 

Si vous prenez un médicament pour l’hypothyroïdie, probablement de la lévothyroxine (T4 sous forme synthétique), ils pourront vous aider pour certains aspects, une meilleure conversion de T4 en T3 par exemple. D’un autre coté, ils peuvent interagir avec le lévothyrox (un ajustement de la dose de lévothyrox peut-être nécessaire) – il vaudra donc mieux en informer votre docteur.

 

Si vous n’avez plus de thyroïde, certaines de ces suggestions n’auront aucun effet (aliments goitrogéniques, iode, l-tyrosine par exemple).

 

Et n’oubliez pas : si vous avez Hashimoto, ces mesures doivent s’insérer dans le contexte d’une thyroïde qui fonctionne bien mais qui diminue en taille, et non une thyroïde qui fonctionne mal d’une manière intrinsèque.

 

Nutrition

 

Certains aliments contiennent des substances « goitrogènes » qui empêchent la thyroïde d’utiliser l’iode d’une manière optimale. Indirectement, ces aliments vont donc contribuer à la réduction de l’activité de la thyroïde.

 

Les plus connus sont certains légumes de la famille des brassicacées : choux verts(2), choux frisés, choux fleur, choux de bruxelle(3), choux chinois, brocolis, radis, navets, feuilles de moutarde, raifort. Le millet fait aussi partie de la liste(4).

 

Il vaut mieux éviter ces légumes, ou si vous n’avez pas le choix, de les manger cuits car les composants goitrogènes sont détruits à la cuisson(8).

 

Je conseille aussi d’éliminer tout produit à base de soja non-fermenté (certaines études montrent un effet goitrogénique dû aux isoflavones du soja).

 

La « gluten connexion »

 

La connexion entre hypothyroïdie autoimmune et intolérance au gluten est, je trouve, de plus en plus intrigante.

 

Dans une étude(5), on mesura la présence d’anticorps associés à une intolérance au gluten chez des patients souffrant de problème de thyroïde autoimmune. La présence d’une intolérance subclinique (c’est-à-dire pas un coeliaque, mais une intolérance de bas niveau et sans symptômes intestinaux) fut significative.

 

D’autres études(6)(7)(8) démontrent une corrélation entre anti-corps anti-gluten et problèmes de thyroïde autoimmunes (Hashimoto et Basedow).

 

Comment expliquer cette connexion ? Voici une explication possible : la structure moléculaire de la gliadine, la portion protéinique du gluten, ressemble étrangement à certaines protéines de nos tissus thyroïdiens. Lorsque la gliadine pénètre la parroi intestinale et entre en circulation sanguine, le système immunitaire s’y attaque, et au passage s’attaque à la thyroïde.

 

Les tests d’intolérance au gluten sont aujourd’hui peu concluants, et l’on pense qu’une proportion de la population souffre d’intolérance non-détectée. Certains tests fiables commencent à apparaître aux Etats-Unis, mais ils ne sont pas encore disponibles en France.

 

Alors comment conclure ? En examinant d’autres signes physiologiques qui sont souvent l’expression d’une intolérance. Et surtout en retirant toute céréale pendant une période donnée et en examinant de près les progrès, puis en réintroduisant les céréales et en regardant si les symptômes problématiques reviennent.

 

Compléments alimentaires

 

Vitamine D

 

D’une manière générale, nous savons aujourd’hui que la vitamine D module l’activité du système immunitaire. D’une manière plus spécifique, une étude(11) montre que la présence d’anticorps anti-thyroïde est inversement corrélée au niveau de vitamine D chez les patients souffrant de problème autoimmune de thyroïde (Hashimoto).

 

De plus, une déficience en vitamine D semble commune chez les patients souffrant de nodules thyroïdiens ou de cancer de la thyroïde(12).

 

Je vous rappelle au passage ceci :

 

  • Les carences en vitamine D sont de plus en plus répandues, principalement dû au fait que nous nous exposons de moins en moins au soleil ;
  • Les taux sont particulièrement bas à la sortie de l’hiver ;
  • Les tests sanguins sont aujourd’hui disponibles pour tous, et les supplémentations aussi lorsqu’il y a carence ;
  • Bien que plus rares que les carences, les excès en vitamine D peuvent aussi exister, et sont problématiques. Le seul moyen d’établir un bon équilibre est la vérification régulière par prise de sang.

 

Iode

 

Je sais que de nombreuses personnes souffrant d’hypothyroïdie prennent de l’iode, certaines avec de bons résultats. Mais bien que l’iode soit nécessaire pour fabriquer les hormones thyroïdiennes, les résultats d’études nous disent qu’il ne faut probablement pas prendre l’iode d’une manière aveugle.

 

En effet, une étude(13) montre qu’une hypothyroïdie est associée chez certaines personnes à un niveau d’iode urinaire trop bas, mais chez certaines personnes à un niveau d’iode urinaire trop haut. Une autre étude montre qu’une alimentation trop riche en iode est associée avec l’hypothyroïdie(14). Certains spécialistes pensent que l’iode peut être déclencheur de la maladie d’Hashimoto.

 

J’en conclus donc la chose suivante :

 

  • Une supplémentation en iode peut être indispensable et bénéfique chez les personnes déficientes en iode ;
  • Une supplémentation en iode serait contre-productive chez la personne consommant déjà assez d’iode.

 

Un test d’iode urinaire peut être effectué afin de vérifier vos taux (iodurie).

 

Paul Jaminet, dans son blog sur la nutrition, expose aussi en détail ses conclusions basées sur de multiples recherches (voir ses deux articles partie I et partie II) :

 

  • une supplémentation en iode lorsque la personne est déficiente en sélénium pose des risques pour la santé ;
  • une supplémentation en sélénium lorsque la personne est déficiente en iode pose aussi des risques.

 

Le but est donc de s’assurer que ces deux éléments soient présents en quantité suffisante.

 

Sélénium

 

Le sélénium est essentiel pour la conversion de T4 en T3. Chez la personne déficiente, une supplémentation est indiquée. Mais il faudra faire attention de ne pas trop en prendre, car trop de sélénium peut nuire(15). Trop de sélénium peut entraîner des problèmes gastrointestinaux, la perte de cheveux, des ongles cassants, de la fatigue et de l’irritabilité, ainsi que des névralgies.

 

Il ne semble pas y avoir de carence aujourd’hui chez l’adulte en bonne santé dans les pays industrialisés. Par contre, nous savons que les personnes souffrant de problèmes intestinaux (crohn, colite ulcéreuse, coeliaque, et probablement d’autres types d’inflammations intestinales) ont du mal à absorber le sélénium(16).

 

Les noix du brésil sont très riches en sélénium, et une noix de 5 g fournit un apport en sélénium d’environ 95 µg. Deux noix par jour peuvent être suffisantes pour un apport additionnel sans les risques.

 

Comme indiqué auparavant, sélénium et iode semblent agir d’une manière synergiste, et prendre l’un alors que l’autre est déficient n’est pas recommandé.

 

L-Tyrosine

 

La l-tyrosine est un acide aminé que l’on trouve dans certains aliments comme la viande, le poisson, les amandes, etc. Tel l’iode, il est essentiel pour fabriquer les hormones thyroïdiennes. Le taux de l-tyrosine chez certaines personnes pourrait-il être trop bas, contribuant à l’hypothyroïdisme ?

 

La réponse n’est pas évidente, et si l’alimentation est équilibrée, il n’y a pas de raison de penser qu’il y a déficience. Certains de mes collègues recommandent une supplémentation de 500 mg 1 à 3 fois par jour.

 

En ce qui me concerne, je le garde en tête lorsque je travaille avec des végétariens par exemple. Mais je n’ai pas trouvé d’étude sérieuse qui confirme l’efficacité de ce complément alimentaire dans le contexte de l’hypothyroïdie.

 

Zinc

 

Une déficience en zinc entraine un mauvais verrouillage de l’hormone T3 sur les récepteurs cellulaires. Cette déficience est souvent accompagnée d’une perte de cheveux, de problèmes de peau, ainsi que d’ongles friables.

 

Autres vitamines et cofacteurs

 

La thyroïde a besoin d’une longue liste de vitamines et cofacteurs pour fonctionner correctement.

 

Une prise journalière de multivitamines/minéraux est donc recommandée afin de combler les carences potentielles. Choisissez un complément de qualité qui ne couvre pas uniquement les recommandations minimales.

 

Plantes médicinales

 

Les plantes suivantes peuvent être utilisées pour bâtir un protocole personnalisé. Il est évident que le terrain et la constitution de la personne doivent être adressés en priorité. Si la digestion est problématique par exemple, plutôt que de combler les manques potentiels en nutriments d’une manière aveugle, on améliorera l’absorption et le métabolisme digestif.

 

Dans l’article sur l’hyperthyroïdie, je vous ai présenté une liste de plantes que vous prouvez trouver facilement près de chez vous. Pour l’hypothyroïdie par contre, nous devons regarder du coté de l’orient et de l’Inde. Ce choix est basé sur mes recherches et mon expérience.

 

Si vous avez utilisé avec succès des plantes occidentales pour gérer votre situation, n’hésitez pas à m’en faire part en fin d’article.

 

Ashwagandha (Withania somnifera)

 

Image Wikimedia par Hari Prasad Nadig [CC-BY-SA-2.0]

 

Cette jolie petite solanacée renferme des propriétés très intéressantes dans ses racines. C’est une plante qui se cultive facilement au jardin comme annuelle.

 

Les herbalistes l’utilisent volontiers pour accompagner les hypothyroïdies. Deux études nous fournissent des données intéressantes à son sujet :

 

  • l’ashwagandha fait monter les taux de T4 et T3 chez la souris male(17) ;
  • l’ashwagandha fait monter les taux de T4 chez la souris femelle(18) ;

 

A ma connaissance, aucune étude n’a été faite sur les humains. Par contre, la plante est bien adaptée aux états de fatigue et d’épuisement. De plus, les études montrent que l’ashwagandha réduit les hormones de stress (cortisol), et nous savons que le stress aggrave toute condition autoimmune.

 

Une expérience clinique de plus en plus riche nous fait dire qu’elle peut apporter une aide dans les cas d’hypothyroïdie.

 

Schisandra (Schisandra chinensis, « Wu-Wei-Zi »)

 

Image Wikimedia par VoDeTan2 [GFDL () or CC-BY-SA-3.0-2.5-2.0-1.0]

 

La baie de schisandra, utilisée depuis des millénaires en médecine chinoise comme tonique et détoxifiant, semble fournir un effet tonifiant sur la thyroïde.

 

Au minimum, cette « baie aux 5 saveurs » fournit une action dépurative sur les organes d’élimination qui permettront un meilleur fonctionnement du métabolisme général. De plus, en tant que plante protectrice et stimulante du foie, elle améliore la conversion des hormones thyroïdiennes (qui se déroule en partie dans le foie).

 

Elle agit aussi comme adaptogène, réduisant le stress (cortisol), un des facteurs aggravants majeurs de l’hypothyroïdie autoimmune.

 

Coleus Forskohlii

 

Le coleus est une lamiacée originaire d’Inde. La forskoline, composant actif du coleus, semble activer la production de T3 et T4 d’une manière similaire à la TSH(19). C’est une plante traditionnellement utilisée en médecine ayurvédique pour les problèmes de thyroïde.

 

Gugul (Commiphora mukul)

 

Image Wikimedia de Sjschen [CC-BY-SA-2.5-2.0-1.0 or CC-BY-SA-2.5-2.0-1.0]

 

La résine de cet arbre aux branches épineuses poussant en Inde est utilisé pour de multiples problèmes de santé.

 

La résine de gugul améliore les problèmes d’hypothyroïdie(20) :

 

  • en améliorant le taux T3/T4 et en facilitant la conversion de T4 en T3(21) ;
  • en améliorant l’utilisation de l’iode par la thyroïde(22).

 

Elle est particulièrement indiquée lorsqu’il y a hypercholestérolémie.

 

La résine s’achète soit déjà préparée (pulvérisée) en comprimés, soit en cristaux de résine pure. Ces cristaux peuvent être dissous dans de l’alcool à 90° afin d’en faire une teinture mère.

 

Pour finir…

 

L’hypothyroïdie est une condition complexe à gérer. De nombreuses femmes ont des résultats d’analyses (TSH, T3, T4) qui sont dans les « marges acceptables » et qui pourtant se sentent accablées par une fatigue chronique, une dépression sans fin, une prise de poids inexorable, etc.

 

L’hypothyroïdie est un problème qui touche plus que la glande elle-même. Elle inclut une série complexe d’évènements entre le cerveau, l’hypothalamus, l’hypophyse et la thyroïde. Nous savons aujourd’hui par exemple qu’un taux de sérotonine ou de dopamine trop bas peut influencer la fabrication de la TSH. Nous savons aussi qu’une inflammation, au travers des cytokines générées, peut influencer le fonctionnement de ce trio hypothalamus-hypophyse-thyroïde.

 

Il faut donc réfléchir d’une manière large et essayer de repérer et corriger tout déséquilibre physiologique qui pourrait contribuer, directement ou indirectement, à la condition.

 


 

Références

 

(1) Nobuyuki Amino, Autoimmunity and hypothyroidism

 

(2) Lakshmy R, Rao PS, Sesikeran B, Suryaprakash P. Lakshmy R, Rao PS, Sesikeran B, Suryaprakash P.Iodine metabolism in response to goitrogen induced altered thyroid status under conditions of moderate and high intake of iodine. Horm Metab Res. 1995 Oct;27(10):450-4.

 

(3) Fenwick GR, Griffiths NM. The identification of the goitrogen (-)5-vinyloxazolidine-2-thione (goitrin), as a bitter principle of cooked brussels sprouts (Brassica oleracea L. var. gemmifera). Z Lebensm Unters Forsch. 1981 Feb;172(2):90-2.

 

(4) Millet – a possibly goitrogenic cereal. Nutr Rev. 1983 Apr;41(4):113-6.

 

(5) Collin P, Salmi J, Hällström O, Reunala T, Pasternack A. Autoimmune thyroid disorders and coeliac disease. Eur J Endocrinol. 1994 Feb;130(2):137-40.

 

(6) Sategna-Guidetti C, Bruno M, Mazza E, Carlino A, Predebon S, Tagliabue M, Brossa C. Autoimmune thyroid diseases and coeliac disease. Eur J Gastroenterol Hepatol. 1998 Nov;10(11):927-31.

 

(7) Akçay MN, Akçay G. The presence of the antigliadin antibodies in autoimmune thyroid diseases. Hepatogastroenterology. 2003 Dec;50 Suppl 2:cclxxix-cclxxx.

 

(8) Metso S, Hyytiä-Ilmonen H, Kaukinen K, Huhtala H, Jaatinen P, Salmi J, Taurio J, Collin P. Gluten-free diet and autoimmune thyroiditis in patients with celiac disease. A prospective controlled study. Scand J Gastroenterol. 2012 Jan;47(1):43-8.

 

(9) Mastorakos G, Pavlatou M. Exercise as a stress model and the interplay between the hypothalamus-pituitary-adrenal and the hypothalamus-pituitary-thyroid axes. Horm Metab Res. 2005 Sep;37(9):577-84.

 

(10) Tsigos C, Chrousos GP. Hypothalamic-pituitary-adrenal axis, neuroendocrine factors and stress. J Psychosom Res. 2002 Oct;53(4):865-71.

 

(11) Goswami R, Marwaha RK, Gupta N, et al. Prevalence of vitamin D deficiency and its relationship with thyroid autoimmunity in Asian Indians: a community-based survey. Br J Nutr. 2009 Aug;102(3):382-6

 

(12) Laney N, Meza J, Lyden E, Erickson J, Treude K, Goldner W. The Prevalence of Vitamin D Deficiency Is Similar between Thyroid Nodule and Thyroid Cancer Patients. Int J Endocrinol. 2010;2010:805716.

 

(13) Laurberg P, Bülow Pedersen I, Knudsen N, Ovesen L, Andersen S. Environmental iodine intake affects the type of nonmalignant thyroid disease. Thyroid. 2001 May;11(5):457-69.

 

(14) Duarte GC, Tomimori EK, de Camargo RY, et al. Excessive iodine intake and ultrasonographic thyroid abnormalities in schoolchildren. J Pediatr Endocrinol Metab. 2009 Apr;22(4):327-34.

 

(15) Bleys J, Navas-Acien A, Guallar E. Serum selenium levels and all-cause, cancer, and cardiovascular mortality among US adults.Arch Intern Med. 2008 Feb 25;168(4):404-10.

 

(16) Rannem T, Ladefoged K, Hylander E, Hegnhøj J, Staun M. Selenium depletion in patients with gastrointestinal diseases: are there any predictive factors? Scand J Gastroenterol. 1998 Oct;33(10):1057-61.

 

(17) Panda S, Kar A. Changes in thyroid hormone concentrations after administration of ashwagandha root extract to adult male mice. J Pharm Pharmacol. 1998 Sep;50(9):1065-8.

 

(18) Panda S, Kar A. Withania somnifera and Bauhinia purpurea in the regulation of circulating thyroid hormone concentrations in female mice. J Ethnopharmacol. 1999 Nov 1;67(2):233-9.

 

(19) Laurberg P. Forskolin stimulation of thyroid secretion of T4 and T3. FEBS Lett. 1984 May 21;170(2):273-6.

 

(20) Panda S, Kar A. Guggulu (Commiphora mukul) potentially ameliorates hypothyroidism in female mice. Phytother Res. 2005 Jan;19(1):78-80.

 

(21) Panda S, Kar A. Guggulu (Commiphora mukul) potentially ameliorates hypothyroidism in female mice. Phytother Res. 2005 Jan;19(1):78-80.

 

(22) Tripathi YB, Malhotra OP, Tripathi SN. Thyroid Stimulating Action of Z-Guggulsterone Obtained from Commiphora mukul. Planta Med. 1984 Feb;50(1):78-80.

 


 

Dans ses objectifs d'éducation à l'international, Christophe Bernard fournit par internet des informations éducatives pour tout lecteur francophone vivant dans n'importe quel pays du monde. Ces données ont été puisées dans la littérature historique et traditionnelle sur les herbes. Elles n'ont pas pour but de remplacer l'avis médical dispensé par un médecin en ce qui attrait aux problèmes d'ordre médical, y compris le diagnostic, le traitement ou la guérison de maladies ou autres affections physiques ou mentales, etc. Il n'est donc aucunement dans l'intention de Christophe Bernard de poser des diagnostics ou d'établir des prescriptions. Il décline formellement toute responsabilité, quelle qu'elle soit, dans les cas d'auto-prescription sans l'autorisation préalable d'un médecin.

 

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16/09/2014
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